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Le mécénat de compétences : Ellie et Aviation Sans Frontières [Episode #3]

Engagement RH

Pour clôturer cette série d’été consacrée au mécénat de compétences, les missions individuelles sont mises à l’honneur. Pour l’occasion, la parole est donnée à Ellie, chargée de communication. Elle nous raconte son engagement auprès d’Aviation Sans Frontières, une association qui assure le transport de jeunes enfants en attente d’opérations cardiaques.

Un enfant pendant une mission de convoyage avec Aviation Sans Frontières

Un engagement qui fait chaud au coeur

Quelle est la place de l’engagement associatif dans ta vie personnelle et professionnelle ?

Le domaine associatif fait partie de ma vie depuis longtemps. J’ai fait du bénévolat en étant plus jeune. J’ai eu l’occasion d’encadrer des rencontres sportives avec des personnes en situation de handicap, de participer à plusieurs collectes des Restos du Coeur ou de faire des clean walks dans les calanques. 

De manière générale, plusieurs causes me tiennent à cœur et me donnent envie de m’engager. Malheureusement, j’ai aussi l’impression de toujours courir après le temps, parce que j’ai l’habitude de faire du télétravail un peu partout en France, sur de longues périodes. Je ne suis jamais trop sûre d’où je serai d’une semaine sur l’autre. Alors, je me tourne vers les associations locales pour leur apporter mon aide. J’adore rencontrer de nouvelles associations : l’engagement solidaire, c’est aussi une manière de créer du lien dans un nouveau lieu !

Comment as-tu démarré ces missions de mécénat de compétences ?

J’ai connu Aviation Sans Frontières grâce à ma mère, ancienne médecin, qui y est bénévole depuis plusieurs années. Et puis, mon père est pilote de ligne. J’ai donc accès à des tarifs préférentiels sur les billets d’avion jusqu’à mes 26 ans. Il fallait que je me décide assez vite pour le faire ! Il m’a suffi de contacter l’association en leur présentant mes contraintes et disponibilités. J’ai ensuite eu un appel avec une représentante de l’association, on m’a remis un gilet bleu, et j’étais prête pour ma première mission.

Peux-tu en dire un peu plus sur ces missions ?

Les missions effectuées avec Aviation Sans Frontières consistent à assurer l’accompagnement, en avion, d’enfants atteints de maladies cardiaques. Il s’agit donc soit d’aller les chercher dans leur pays d’origine, principalement en Afrique, pour les ramener en France où ils seront opérés, soit de les ramener chez eux, une fois guéris. Parfois on fait les deux : on part de France avec des enfants guéris et on revient avec des enfants malades. D’ailleurs, lorsqu’un enfant est trop malade, une personne “médicalisée”, une infirmière ou un médecin par exemple, nous accompagne pour s’assurer que tout se passe bien. ASF, qui ne prend en charge que le côté transport, travaille avec des associations comme Mécénat Chirurgie Cardiaque, la Chaîne de l’Espoir ou Terre des Hommes, pour la prise en charge médicale.

Côté organisation, je donne mes disponibilités à ASF, qui me contacte ensuite selon les besoins. C’est là que j’ai un grand avantage à avoir un employeur très souple : si je considère que je peux prendre une journée car je n’ai pas de projet urgent en cours, ma demande est acceptée, même au dernier moment. J’ai fait une mission au mois de janvier, une période où beaucoup de monde est en vacances. J’ai donc pu m’absenter sans soucis. En tout, les missions durent environ 24h, ce qui nécessite de poser 1.5 jour solidaire.

Combien de missions as-tu fait ?

J’ai effectué 3 missions avec l’association. Pour la première, j’ai pris en charge un petit garçon de 2 ans et demi sur le trajet Paris-Nantes. Il était arrivé d’Abidjan peu avant et venait se faire opérer. Je l’ai accompagné jusqu’à Nantes, pour rejoindre la famille qui l’accueille pendant sa convalescence estimée entre 6 et 8 semaines. Depuis, il est rentré chez lui, guéri !
En tout, j’ai accompagné 3 enfants guéris qui rentraient chez eux au Bénin, et 4 enfants malades de Côte d’Ivoire, du Bénin et du Congo qui venaient se faire opérer en France. La plus petite avait à peine un an, et la plus âgée presque 16 ans. Aucune mission ne se ressemble : certains ont très peur de prendre l’avion et quitter leur famille, alors que d’autres pas du tout. Heureusement tout s’est toujours très bien passé !

Quels bénéfices trouves-tu dans ces missions ?

J’adore être en contact avec des enfants, et je n’en ai pas souvent l’occasion. C’est toujours un super moment pour moi ! La majorité d’entre eux a moins de 10 ans, et même avec la barrière de la langue il y a des moyens de communication universels. J’aime aussi voir la bienveillance des personnes que je croise. Tout le monde est adorable avec nous, que ce soit dans les aéroports ou les avions. On m’a déjà proposé des places en classe affaire pour avoir plus d’espace et on me donne toujours des crayons de couleur pour pouvoir occuper les enfants. Beaucoup de gens sont curieux en me voyant avec mon gilet bleu logoté ASF et des enfants. C’est donc aussi une très bonne occasion de faire un peu de sensibilisation sur les besoins de l’association. Ce sont vraiment des missions où le contact humain est important, et ça me ravit.

Participes-tu à d’autres missions de bénévolat proposées par microDON ?

Dès que j’en ai l’occasion oui ! J’ai récemment participé à la collecte de produits d’hygiène chez Monoprix au profit de la Fondation des Femmes. C’est un autre type de missions ponctuelles, mais qui permet, cette fois, de passer un moment particulier en équipe.

Lire aussi : Le mécénat de compétences – la journée Aère Ta Tête [Episode #2]

Des missions qui répondent à un désir de solidarité affirmé

Ellie a pu effectuer ces missions auprès d’ASF grâce aux journées proposées dans le cadre du dispositif « Aère ta tête ». Via la plateforme de l’Engagement, qui regroupe toutes les possibilités de bénévolat, c’est l’opportunité pour chaque volontaire de trouver la mission qui lui correspond le mieux : individuelle ou collective, de courte ou de longue durée, pour soutenir une cause particulière. C’est une aubaine pour les employés qui souhaitent être bénévoles mais qui ne trouvent pas le temps. En effet, ces missions s’effectuent sur le temps de travail et ne nécessitent pas de se mobiliser en dehors.

Depuis la crise sanitaire, l’engagement des Français a connu un recul significatif, que ce soit en quantité de bénévoles, puisque 27% ont cessé leur engagement pendant la crise, ou en régularité*. Pourtant, les collaborateurs sont de plus en plus nombreux à exprimer leur souhait d’engagement, pour retrouver du sens dans leur quotidien professionnel.

Alors, les dispositifs comme celui de microDON répondent directement à ce besoin, en conciliant aspirations solidaires et temps de travail, tout en apportant une aide précieuse aux associations. Elles bénéficient ainsi d’une visibilité supplémentaire qui peut éveiller l’intérêt des salariés.

D’ailleurs, l’engagement solidaire de chaque collaborateur, en plus d’avoir un impact positif direct, vient nourrir l’impact global de l’entreprise. C’est une fierté pour l’entreprise de participer à la transition vers une société plus responsable et plus humaine. Cela participe également au sentiment de fierté des collaborateurs, qui ont ainsi le sentiment de partager des valeurs communes. Ils forment un collectif engagé et acteur du monde de demain. Ils peuvent véritablement agir avec leur entreprise, qui leur donne l’opportunité de s’engager à travers ces missions ou le don sur salaire.

*Etude La France Bénévole 2022 par France Générosités – mai 2022

Lire aussi : 5 dispositifs de mobilisation solidaire pour engager vos collaborateurs

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